Guerre Russie-Ukraine, regardons les cartes, quelles conséquences, quelles issues ?

Avant le 20 février 2022, les français pouvait définir l’Ukraine par la centrale de Tchernobyl qui avait explosé le 26 avril 1986, ses putes et notamment ses hystériques femen, et pour ceux qui s’intéressaient au foot dans les années 70, le prestigieux club du Dynamo de Kiev qui avait affronté les verts de Saint-Étienne en 1975-1976.

Comme vous le savez depuis la Russie a envahi son voisin ukrainien. Alors certes le gouvernement américain avait averti de grandes manoeuvres militaires suspectes le long de la frontière nord et est de l’Ukraine mais il était compliqué d’en bien tenir compte dans la mesure où les USA avait scandaleusement menti pour justifier son invasion de l’Irak le 20 mars 2003.

On savait que Poutine était un despote dans son pays, mais que tant que ça ne gênait pas le business, on s’agitait pas plus que cela. D’ailleurs on était bien content de leur acheter du gaz à un prix plus compétitif que le gaz de schiste des USA, certaines élites françaises n’avaient aucun scrupules à faire des affaires avec les oligarques russes. Omo-Macron a reçu en grandes pompes Poutine en 2017 alors qu’il avait annexé la Crimée trois ans auparavant en 2014.

Les USA voyaient cela d’un pas très bon oeil leur gaz de schiste extrait dans des conditions écologiquement désastreuses avait du mal à se vendre. D’autant que l’hégémonisme américain avait bien réussi en Europe de l’ouest y compris sur le plan pharmaceutique avec le vaccin inutile Tozinameran de chez Pfizer soit disant pour lutter contre le COVID et dont il s’avère qu’il n’a jamais servi à rien (à part rendre malade ceux qui se sont fait injecter cette saleté).

Au milieu des années 90 cela a été un tour de force incroyable de la part des USA de faire quitter les anciens pays satellites anciens signataires du Pacte de Varsovie pour rejoindre l’OTAN. Mais voilà, la Russie reste nostalgique de sa splendeur (ou horreur) passée, membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, et souhaite rester une grande puissance. Elle l’est encore grâce notamment à la vente de gaz et de pétrole (je savais pour le gaz, je le savais moins pour le pétrole pensant les gisements épuisés).

Voyons un peu une carte d’Europe datant d’une quinzaine d’années pour situer le contexte. Le moins qu’on puisse dire est que ce n’est pas très flatteur : Mafia, putes et vodka. Alors Déconophone est allé voir Julie une collègue de travail ukrainienne pour lui demander si elle allait bien et lui a posé quelques questions. Julie ayant des relations à la fois ukrainiennes et russes, elle n’a donc pas d’opinion tranchée. En ce moment, elle héberge en dépannage quelques compatriotes qu’elle connaissait .

Coté presse occidentale, on parle des ukrainiens sur un ton larmoyant louant leur courage d’affronter le vil envahisseur qui se croit encore au temps de l’URSS sous Staline. Coté russe, le Kremlin dénonce des nationalistes néonazis et entend les chasser du pouvoir (lu notamment sur Russia Today* ex Radio Moscou et qui est la voix du Kremlin). La réalité qui ne filtre que dans des commentaires de personnes semble-t-il mieux informées est que depuis 2014, le pouvoir central ukrainien bombarde copieusement les populations séparatistes pro-russe de l’est de l’Ukraine. L’autre information importante est qu’au moment de prendre ses distances avec la Russie au milieu des années 90, l’Ukraine s’était engagé à se désarmer sur le plan nucléaire et à observer une certaine neutralité militaire et que ce dernier engagement n’a pas vraiment été respecté. Le gouvernement actuellement en place avait fait part d’un certain intérêt à rejoindre l’OTAN. Moscou a certainement déjà eu du mal à voir les minuscules états baltes rejoindre l’OTAN. Mais là il s’agit d’un morceau vaste de l’ex-URSS. L’Ukraine envisageait sérieusement de rejoindre. À cette allégeance aux USA sitôt l’adhésion signée, aurait été pointé quelques missiles en direction de Moscou. Avec en plus, une évasion de l’Ukraine de l’influence économique pourtant la plus proche sur le plan géographique et historique, l’ensemble a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Poutine âgé de 69 ans constatant qu’il était encore assez vaillant pour mener ce genre d’opération "d’ajustement" y est allé ...

Le Kremlin qui entendait donc remettre bon ordre là dedans a donc envahi les régions de l’est de l’Ukraine ce qui n’est pas surprenant vu qu’il les convoitaient depuis un moment. Par contre, il s’est également attaqué à la capitale Kiev bien plus à l’ouest ce qui m’a surpris et a surpris également la camarade Julie. Là où ça commence vraiment à être mal, c’est qu’il s’en pris aux populations civiles. Rappelons que dans le passé, les ukrainiens ont déjà subi des génocides sous Staline qui selon le livre noir du communisme (1997 édition Robert Laffont) se chiffre à au moins 6 millions de morts (et oui, les juifs n’ont hélas pas le monopole de victimes des exterminations de masse)

Alors qu’au bout d’un mois ce qui se devait être une guerre éclair où le contrôle total de l’Ukraine devait être réglé, force est constater que la guerre s’enlise et je ne suis pas certain que Poutine avait vraiment envisagé que ce soit un peu plus compliqué que prévu. Au jour où je vous écrit le 29 mars 2022 alors que Kiev ne semble pas tomber, la Russie et l’Ukraine s’apprêtent à négocier la fin du conflit sans la prise de Kiev avec très probablement la séparation des provinces de l’est de l’Ukraine. La casse et les dégâts en Ukraine seront très probablement à la charge des européens. Ces mêmes européens se désengageant de tout business avec la Russie va se retrouver à devoir s’approvisionner ailleurs en énergie fossile à un prix deux fois plus cher notamment auprès des USA qui rappelons-le avait du mal à vendre leur gaz de schiste qui pollue les nappes phréatiques.

Gagnants : USA, Chine et dans une moindre mesure la Russie Perdants : Europe et un peu aussi pour les pays arabo-musulmans qui ont besoin de blé

Reste une inconnue, l’Ukraine étant un grenier à blé pour nombre de personnes notamment dans les pays arabo-musulmans, les récoltes ne seront pas formidables pour l’année 2022, le prix du blé va monter, mais à quel point ? J’espère que nos céréaliers nationaux sauront en tirer profit, après tout, ces mêmes pays nous vendent bien du pétrole et dont l’augmentation du cours n’est pas pour leur déplaire. (On notera au passage que le prix des carburants avait déjà augmenté avant la crise ukrainienne.)

La Chine ne semble pas disposer profiter de ce bordel ambiant pour débarquer à Taïwan et à en prendre le contrôle, il y avait une bonne opportunité mais l’empire du milieu multimillénaire sait se montrer patient et attend une opportunité encore meilleure ...

Je retiendrai cette belle conclusion d’un ouvrier métallurgiste yougoslave rencontré à l’été 1993 au coeur de l’Allemagne réunifiée. Me parlant de sa Yougoslavie natale en pleine guerre civile : "Alles ist mafia !" (Tout est mafia). Ma collègue Julie me parle de gouvernements corrompus en Ukraine. Me mémoire me rappelle les actualités d’il y a 15-20 ans émaillées des noms de Viktor Iouchtchenko ou de Ioulia Tymochenko montrant les clairs obscurs d’un pays plein d’intrigues pas très saines qui n’avaient rien à envier des ses voisins du nord bien sûr mais aussi du sud, de l’est et de l’ouest.

* Les gouvernements occidentaux pensent qu’on est trop cons pour lire entre les lignes de la propagande de Moscou et censure d’une manière débile et primaire . (s’informer ne signifie pas approuver, bordel de merde !) en bloquant l’accès au site le plus connu Russia Today (francais.rt.com). Mais il est possible en deux clic de contourner, il suffit de remplacer dans vos paramètres réseau le DNS menteur de votre FAI français par celui Google 8.8.4.4 ou celui de Cloudflare 1.1.1.1 et tout rentre dans l’ordre sans devoir utiliser un VPN. Remarquons que ce contournement fonctionne sur toutes les interdictions ordonnées par la justice que ce soit pour du téléchargement, du streaming, des sites qualifiés de révisionnistes etc ..

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Poutine bien entouré lors d'une réunion avec les compagnies aériennes (...)