Faut-il péter la gueule des chats ?

Tant que je ne serais autorisé légalement à le faire, je ne le ferais pas d’une manière intentionnelle, mais je pense pas que je ne ferais pas un essai de freins (brake check) inopiné au risque de me faire percuter par un camion si un greffier inconscient venait à traverser sans m’en avoir averti.


Les chats domestiques sont-ils une « catastrophe pour la biodiversité » ? Par Vassili Donn Publié le 15/12/2023

Les chats chassent plus de 2000 espèces, dont 981 sont des oiseaux. Les chats chassent plus de 2000 espèces, dont 981 sont des oiseaux.

Un expert du GIEC a fait cette déclaration sur LCI. Une récente étude de la revue scientifique Nature révèle que ces félins pourtant très prisés des Français tuent plus de 2000 espèces animales, dont des centaines protégées.

« Le chat est une catastrophe pour la biodiversité ». Mercredi 13 décembre, François Gemenne, spécialiste en géopolitique de l’environnement et coauteur du sixième rapport du GIEC, a ouvert un sujet selon lui tabou en France. « On n’en parle jamais parce qu’il y a plus de foyers en France qui possèdent un chat ou un chien que de foyers qui ont un enfant », a-t-il ainsi pointé.

« Le chat est un des responsables de la perte de biodiversité en milieu urbain notamment parce qu’il va chasser des oiseaux ou des petits mammifères », a-t-il précisé. Pour le chercheur, le chien ne serait pas en reste : « Les chiens sont aussi une catastrophe pour le climat parce qu’il faut les alimenter, et qu’aujourd’hui une bonne partie de la déforestation sert aux cultures, qui elles-mêmes vont servir aux aliments pour animaux domestiques. »

Ce passage n’a pas manqué de susciter la controverse. Pour ce qui est des chats, en tout cas, une étude récente de la revue scientifique britannique Nature , révélée le 12 décembre par le quotidien The Guardian, montre que les chats tueraient plus de 2000 espèces animales, dont des centaines protégées, ce qui en ferait l’une des espèces envahissantes « les plus problématiques au monde ».

Avec 15 millions de chats sur son territoire, la France est le pays qui compte la plus grande population féline en Europe. Datant de l’avènement de l’agriculture en France il y a plus de 9000 ans, la domestication du chat servait à chasser les nuisibles des récoltes. Il est vite devenu l’un des meilleurs amis de l’homme. Le directeur de cette étude Christopher Lepczyk, de l’Université d’Auburn aux États-Unis, l’affirme : « notre étude met en lumière les habitudes prédatrices de l’un des prédateurs envahissants les plus performants et les plus répandus au monde ». Plus de 2000 espèces chassées

Et pour cause, l’étude dévoile un panel impressionnant d’espèces chassées : 981 espèces d’oiseaux, 463 reptiles, 431 mammifères ou encore 119 espèces d’insectes et 57 amphibiens. C’est ce régime généraliste qui vaut au chat ce statut d’envahisseur, prédateur opportuniste qui se nourrit de tout ce qui vit dans son environnement. Le problème réside principalement dans la chasse des espèces rares que les chats continuent de traquer, menaçant leur existence dans certains environnements.

Les chercheurs américains décryptent le cas des oiseaux, espèce la plus affectée proportionnellement : « au-delà des jardins, la prédation par les chats peut causer des problèmes particuliers pour les populations d’oiseaux vulnérables et restreintes, en particulier les oiseaux qui nichent au ras ou au sol ». Des confinements de chats en Australie

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La Nouvelle-Zélande et l’Australie ont été les pays les plus touchés par ce phénomène. Le troglodyte et la caille néo-zélandaise chassés par les félins sont aujourd’hui des espèces disparues à l’état sauvage. Pour lutter contre ce phénomène d’éradication, le quotidien américain The New York Times rapportait que Gareth Morgan, économiste néozélandais, avait proposé une solution pour le moins radicale : supprimer l’ensemble des chats du pays. Proposition qui n’a pour le moment pas été retenue par l’exécutif néozélandais.

Selon une étude australienne de l’Invasive Species Council (le Conseil des espèces envahissantes), rien qu’en Australie, les chats tuent plus de 300 millions d’animaux chaque année. Par conséquent, la mesure radicale du confinement leur a été appliquée. Dans certains États du pays, les maîtres sont restreints quant au nombre de félins qu’ils ont le droit de posséder. En juillet dernier, le ministre de l’Environnement d’Australie-Occidentale Reece Whitby annonçait même l’installation de robots tueurs de chats sauvages.

Des solutions simples et moins radicales ont été proposées par l’étude de Nature. Des moyens inoffensifs adaptés, comme l’installation de cloches sur les colliers pour prévenir les espèces en danger.

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