Taxation des colis chinois dès le premier euro au premier janvier 2026

Mise à jour du 14 mars 2026
Petit point de situation
Pendant que l’alliance israelo-américaine veut conquérir le monde perse à coup de missiles et de bombes, les chinois continuent le business. Un "prétaxe" de 2 € en attendant son élargissement européen est appliquée pour tout colis en provenance de Chine (et des autres pays extraeuropéens) et entrant en France. Mais si celui-ci transite par un autre pays européen qui n’applique pas la taxe, il n’y a pas de taxe au final. Un détour de quelques centaines de kilomètres et hop ! Quand les taxes petits colis seront harmonisées pour toute l’UE les chinois feront venir les marchandises en gros par conteneurs entiers dédouannés au tarifs de gros. Les produits seront alors reconditionnés par petits colis depuis des entrepôts situés dans les pays de l’est européens.
Mise à jour 15 décembre 2025. Bon, il fallait s’en douter, ces crevures passent à l’acte.
D’emblée comme ils savaient que la mesure allait être très impopulaire, ils ont utilisé l’argument "Ouais mais il a des poupées pédopornograpiques dans les arrivages". Euh combien en proportion ? 30 colis interceptés en novembre 2025 sur 500 millions de colis annuels arrivés en France ? Wouahou !
Bon du coup, dès le 1er juillet 2026 ce sera 3 € par article (que le sénat a augmenté à 5€. sachant que si une pochette a 6 articles comme c’est couramment le cas avec le bundle deal d’Aliexpress, c’est 18€ (voire 30€ si la version du sénat l’emporte). Mais ce n’est pas tout, il est également prévu de mettre une taxe additionnelle "à partir de novembre 2026 de frais de traitement sur ces mêmes colis valant moins de 150 euros. Bruxelles a proposé en mai de les fixer à deux euros par paquet."
Ou dit autrement, l’enculade est totale, et ce n’est pas un hasard si Amazon qui fait de l’import chinois en propre n’est pas directement visé par la mesure. Les dirigeants européens ne sont que des putes au service des U$A. Rappelons que jusqu’au 1er juillet 2019, les colis de moins de 150 € étaient exemptés des 20% de TVA.
En ce qui me concerne, je tourne autour d’une moyenne de 4,29€ par article ou dit autrement, je vais me prendre 100% d’inflation d’ici la fin 2026.
Sauf si les chinois qui sont rarement à cours d’idées ouvrent des entrepôt en Europe et là la taxe ne s’appliquera plus sur les petits colis puisqu’en envoyés depuis l’UE mais sur les containers en B2B et là c’est le tarif douanier actuel qui s’appliquera.
Taxation des colis chinois dès le premier euro au premier janvier 2026 Taxation des colis chinois dès le1er € au 01/012026
Émouvant, le ton larvaire la dé pute ée Sophie Mette qui vole au secours des petits commerçants* vendant au détail les chinoiserie. (*je suppose que cela inclus la grande distribution, Leclerc, Intermarché, Carrefour, Auchan, LIDL, Action ...)
Ben oui ma bonne dame ! Vous qui commandez sur Shein, Temu ou Aliexpress moins conne que vous en avez l’air, vous avez compris que pour acheter des trucs qui viendront quoi qu’il arrive de Chine, il vaut mieux commander en direct sur internet plutôt que d’engraisser les intermédiaires parasites.
Rassurez-vous les chinois loin d’être des idiots, ont déjà tout prévu. Ils ont déjà des entrepôts en Europe depuis quelques années pour raccourcir les délais entre commandes et livraisons à 2 jours. Et qui dit entrepôts dit dédouanement au container non pas par petits colis de 2€. Pour les articles courants, genre câble de chargeur, ça n’aura pas d’impact ou très peu car en stock. Par contre, pour la pièce détachée xyz12345 made in China à 2 € pour le lave vaisselle que l’on commande soit même et qui est revendue 40 € (prix d’ami) par l’importateur du lave vaisselle, là ça va à nouveau faire mal.
En supra une recopie du blog de Mme Râleuse : https://madame-raleuse.com/ue-frais... et la transcription de la question de Mme Sophie Mette (plus lèche cul, tu meurs) https://www.assemblee-nationale.fr/....
https://www.lefigaro.fr/conso/temu-...
« Temu et Shein se sont réorganisées » : comment les plateformes chinoises ont contourné immédiatement la taxe sur les petits colis
Par Julien Da Sois 14-3/2026 L’Union européenne décide de taxer les petits colis dès juillet 2026
Depuis l’entrée en vigueur en France de cette taxe de 2 euros par article le 1er mars, « une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires ne se posent plus à Paris-Charles de Gaulle », indique le Groupe ADP.
Les professionnels le craignaient, ce scénario est en train de se produire. Les plateformes chinoises type Shein et Temu ont déjà trouvé la parade à la taxe sur les petits colis de 2 euros, entrée en vigueur le 1er mars en France. La méthode est simple : elles expédient désormais leurs marchandises dans un autre pays européen, notamment la Belgique et les Pays-Bas, avant de les acheminer sur notre territoire par la route. Les effets de ce contournement se font déjà ressentir dans les aéroports français.
Le Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) indique au Figaro que « conformément à notre prévision, une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires ne se posent plus à Paris-Charles de Gaulle depuis l’entrée en vigueur de la taxe française sur les petits colis ». L’entreprise écarte tout lien avec « la situation au Moyen-Orient » . Un effondrement des arrivées de petits colis en France confirmé par l’Union des entreprises de transport et de logistique de France (Union TLF). « Les déclarations douanières de petits colis à l’arrivée de l’aéroport Roissy-CDG, qui reçoit une immense majorité de ces produits, ont chuté de 92% dès le 3 mars par rapport à la moyenne du nombre de déclarations quotidiennes en 2025 », indique l’organisation représentative du secteur. À l’aéroport de Roissy, « on a mis des employés en vacances d’office », raconte un cadre du groupe ADP au Parisien.
« Temu et Shein se sont réorganisées et ne posent plus aucun colis en France depuis le 2 mars, mais en Belgique. CMA CGM Air Cargo a annoncé qu’il re-routait tous ses vols depuis Hong Kong vers la Belgique », indique Philippe de Crécy, président de TLF Overseas, la branche internationale de l’Union TLF. « Shein préfère payer une fortune en camions plutôt que de payer cette taxe de 2 euros », a dénoncé le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin Yann Rivoallan sur RMC vendredi. « Une guerre de mouvement »
Ce contournement est loin d’être une surprise. L’Italie avait déjà connu la même mésaventure, elle qui a été le premier pays européen à instaurer une taxe sur les petits colis le 1er janvier dernier, de 2 euros également. Après son entrée en vigueur, une trentaine de vols à destination de l’aéroport de Milan ont été déroutés vers d’autres pays européens. Dès la fin janvier, les douanes italiennes faisaient état d’une baisse de 36%, entre le 1er et le 20 janvier, du nombre de ces colis de faible valeur importés en Italie en provenance de pays hors UE par rapport à la même période l’année dernière, rapportait le Financial Times.
« Bien sûr que ces plateformes vont chercher les contournements » à la taxe française - qui s’applique aux colis d’une valeur inférieure à 150 euros importés depuis un pays non européen en France -, anticipait-on déjà fin février dans l’entourage du ministre du Commerce, Serge Papin. « Contre les plateformes chinoises, c’est une guerre de mouvement », a reconnu le ministre mercredi lors du compte rendu du Conseil des ministres. Il a certifié que cette taxe avait « freiné » leur croissance en France, affirmant qu’« une baisse de 30% du chiffre d’affaires de Shein » a été constatée en Italie.
Et le ministre de rappeler que la taxe de 2 euros par article en place en France comme en Italie serait élargie à toute l’Europe en novembre prochain. « Il n’y aura pas de possibilité de la contourner à partir de novembre prochain », a-t-il déclaré, rappelant que s’y ajoutera à partir de juillet prochain un droit de douane forfaitaire européen de 3 euros. Au total, « ces 5 euros vont protéger l’Europe et singulièrement la France contre ces importations massives », a estimé Serge Papin. Shein a déjà pensé à l’après, en ouvrant en décembre dernier un gigantesque entrepôt en Pologne, pour pouvoir continuer à inonder le Vieux Continent de ses produits sans avoir à payer la taxe européenne.
Fini les bonnes affaires ! L’UE taxe tous vos petits colis… pour votre bien, évidemment ! 24 février 2025 Delphine Fiechter 2 commentaires
?? Adieu les emplettes bon marché sur AliExpress et Shein ! L’Union européenne a décidé qu’il était temps de protéger les consommateurs… en leur faisant payer des frais de douane sur chaque colis de moins de 150 €. Eh oui, à partir de maintenant, même vos gadgets à 2,99 € auront droit à leur petite contribution au Trésor public. Merci Bruxelles ! (source : FrAndroid) Un complot anti-shopping ? Non, juste une “régulation”
Saviez-vous que plus de 12 millions de colis débarquent chaque jour en Europe, pleins de produits « mystères » ? Selon la Commission européenne, 4,6 milliards de colis ont traversé nos frontières en 2024, soit trois fois plus qu’en 2022. Forcément, ça commence à faire désordre dans les douanes.
Plutôt que de renforcer les contrôles sur les contrefaçons ou les produits dangereux, Bruxelles a trouvé plus simple : faire payer tout le monde ! Le plan est clair : taxer chaque petit colis sous prétexte de protéger les marchands européens.
Parce que bon, c’est bien connu, la grand-mère qui commande une coque de téléphone à 3 € met en péril l’économie du continent.
AliExpress, Temu et Shein dans le viseur ?
Derrière cette mesure, l’UE ne cache même plus sa cible : les géants chinois du e-commerce. Ces plateformes inondent le marché de vêtements, gadgets et accessoires à prix cassés. Un affront intolérable pour Bruxelles !
Alors, pour éviter que le citoyen moyen puisse encore profiter de ces prix défiant toute concurrence, on instaure des frais de douane obligatoires. Bah oui, pourquoi se compliquer la vie avec une politique industrielle quand on peut juste ponctionner encore un peu plus le consommateur ? L’IA à la rescousse… pour mieux surveiller vos achats
Et parce que l’Union européenne est à la pointe de la modernité, elle compte bien utiliser l’intelligence artificielle pour traquer vos colis. Vous pensiez acheter discrètement une babiole chinoise ? Erreur ! Un super algorithme va scanner votre colis et, s’il est jugé suspect (ou juste trop bon marché), il sera immédiatement intercepté par la douane.
Et ce n’est pas tout : un passeport numérique des articles sera mis en place. Chaque produit acheté en ligne devra être traçable, histoire qu’on sache bien d’où vient votre chaussette licorne à 1,50 €. Bilan : encore une taxe déguisée
L’UE nous vend cette réforme comme une mesure de protection. En réalité, c’est surtout une bonne vieille taxe déguisée qui va alourdir la facture de millions de consommateurs.
?? Les petits achats ne seront plus rentables. ?? Les vendeurs européens ne vont pas baisser leurs prix pour autant. ?? Et l’argent récolté finira où ? Mystère… mais sûrement pas dans la poche des citoyens.
Bref, adieu les bonnes affaires, bonjour l’Europe qui vous protège de votre porte-monnaie ! ?????
?? Et vous, allez-vous continuer à commander à l’étranger malgré cette nouvelle taxe ? Dites-le en commentaire ! ??
https://www.assemblee-nationale.fr/...
Question au Gouvernement n° 620 : Taxation des petits colis 17e Législature
Question de : Mme Sophie Mette Gironde (9e circonscription) - Les Démocrates Question posée en séance, et publiée le 1er mai 2025
TAXATION DES PETITS COLIS
Mme la présidente . La parole est à Mme Sophie Mette.
Mme Sophie Mette . Monsieur le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, vous vous êtes rendu hier au centre de tri de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle pour évoquer un sujet absolument essentiel pour le quotidien des consommateurs français et européens : la régulation et la sécurité du commerce en ligne. Il est essentiel parce qu’il s’agit d’un enjeu pour nos commerces de proximité et d’un enjeu de sécurité pour les consommateurs ; essentiel enfin parce que nous sommes porteurs d’exigences sociales, environnementales et en matière de santé publique et que nous devons protéger nos entreprises et nos consommateurs de la contrefaçon.
C’est d’autant plus vrai que nous faisons face à un contexte marqué par la guerre commerciale que Donald Trump a engagée, notamment en ciblant massivement les importations chinoises. L’impact en sera immédiat : le marché européen se trouvera exposé à un risque de report massif des flux commerciaux. Les petits colis venus principalement de Chine, introduits à des prix défiant toute concurrence par l’intermédiaire de plateformes numériques, pourraient affluer encore plus massivement sur notre territoire, qui en reçoit déjà 800 millions chaque année.
C’est la raison pour laquelle vous avez présenté hier un plan d’action pour la régulation et la sécurité du commerce en ligne. Ce plan, que nous soutenons, prévoit des mesures concrètes visant à faire enfin respecter nos règles, dont les plus fortes devront être prises à l’échelon européen. Je pense en particulier à la volonté française de mettre fin à l’exemption des droits de douane pour les petits colis dans le cadre de la réforme de l’union douanière de l’Union européenne, qui interviendra en 2028, ainsi qu’à l’instauration, à partir de 2026, d’un mécanisme de contribution prenant la forme de frais de gestion forfaitaires appliqués à chaque colis entrant en Europe en vue de financer nos contrôles.
Pouvez-vous nous préciser le calendrier et les contours de ces mesures et nous indiquer comment la France agira, à l’échelon européen, pour relever ce défi et protéger au mieux nos concitoyens et nos entreprises ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs du groupe EPR.)
Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre chargée des comptes publics.
Mme Amélie de Montchalin, ministre chargée des comptes publics . Vous avez raison : il s’agit bien de protection, et d’abord de celle des Français. Parmi les 800 millions de petits colis auxquels vous avez fait allusion, 94 % contiennent des articles non conformes, au premier chef en matière de sécurité. Nous parlons d’articles qui incendient nos maisons, de produits cosmétiques qui rendent nos concitoyens malades et de jouets toxiques pour nos enfants. Il convient donc d’abord de faire respecter nos normes.
M. Christophe Blanchet . Eh oui !
Mme Amélie de Montchalin, ministre . La deuxième protection qui doit nous préoccuper est celle de nos entreprises. Comme pourrait vous le dire Véronique Louwagie, ministre des PME et du commerce, ce sont en effet nos commerçants que ce phénomène met en danger. Il en va de même de nos belles marques françaises, du fait de la contrefaçon.
Le troisième risque auquel nous devons faire face pèse sur les finances publiques. En effet, nous constatons une sous-déclaration massive et de la fraude à la TVA et aux droits de douane.
Notre projet consiste à protéger les Français et à faire en sorte que les contrôles aient lieu. Les douaniers font leur travail parce que les plateformes ne font pas le leur. Nous devons donc financer des contrôles bien plus massifs, avant même l’application des mesures de réforme de l’union douanière que nous défendons, notamment l’application dès le premier euro des frais et des droits de douane.
Nous allons le faire à l’échelle européenne, le plus rapidement possible et en mettant à contribution les plateformes. En effet, comme tout le monde ici j’imagine, je souhaite ne pas imputer aux honnêtes contribuables français le coût de contrôles que les plateformes, souvent chinoises, devraient effectuer elles-mêmes. Mon homologue néerlandais est très motivé pour défendre le projet avec moi et les Allemands en ont fait une priorité de leur contrat de coalition. Dans les prochaines semaines, la France réunira tous les ministres européens chargés de cette question pour que nous coordonnions notre action. Celle-ci doit viser à protéger notre économie et, surtout, à protéger les consommateurs qui, parfois, ne se rendent pas compte qu’en choisissant des produits à un prix défiant toute concurrence, ils se mettent en danger. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR ainsi que sur quelques bancs des groupes Dem et HOR. – Mme Justine Gruet applaudit également.)
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