Sacré Nanard !

Tous ces avocats fiscaux ont dû se faire un max...payé "ailleurs" bien sûr ! Chapeau l’artiste ! Vous avez bien réglé votre deuxième tiers ?...

Bernard Tapie (70 ans), comédien-chanteur-ancien ministre-ex-détenu, mais toujours homme d’affaires , peut aujourd’hui rechanter son tube « Réussir sa vie ». > > Rappelons le CV exemplaire de notre « Nanard » : condamnations pour fraude fiscale, fraude douanière, corruption d’arbitre, subornation de témoin (Mallick et son chauffeur), faux témoignage, abus de biens sociaux, détournement de fonds (financement de sa campagne électorale avec les fonds de l’OM), banqueroute et faillite frauduleuse, diffamation , faux en écriture privée, abus de blanc-seing, présentation de faux bilans, délit d’initiés, captation d’héritage… En 2008, au terme de 15 ans de procédure judiciaire et arbitrale, Bernard Tapie a perçu la somme de 285 millions d’euros au titre de ses préjudices financiers et moraux (45 millions pour ce dernier chef d’indemnisation) ce qui, avec les intérêts, donne une condamnation totale à son profit de 403.000.000 euros. Après déduction de ses dettes et arriérés fiscaux, Bernard Tapie a touché au total 215.421.000 d’euros .

Avec cette somme, Bernard Tapie a acquis en 2009 pour un montant de 38.000.000 euros (auxquels il faut rajouter 2.280.000 euros de frais de notaire) un sublime hôtel particulier situé à Neuilly sur Seine, dans le quartier de Saint-James proche du bois de Boulogne. Cet hôtel particulier aux prestations uniques bénéficie d’une superficie 3.200 m² et est entouré d’un splendide parc arboré de 2000 m². Chaque étage est desservi par trois ascenseurs et a été entièrement rénové. Il se compose au rez-de-chaussée, d’une triple réception et 2 chambres avec leurs salles de bain ; au premier étage, d’une suite parentales, 3 chambres avec leurs dressings et salles de bain ; au second étage, de 4 studios de service, home-cinéma, terrasse de 400 m² ; au sous-sol, d’une piscine, hammam, sauna, jacuzzi, cuisine professionnelle, bar, 9 caves dont une cave à vin. En annexes, on trouve un appartement de service, une maison de gardien, 2 appartements d’invités. 2 parkings (8/10 places et 4 places) avec pompe de service complètent ce bien.

En 2010, Bernard Tapie a déboursé 40.000.000 euros, pour acquérir l’un des plus beaux yachts du monde, le Boadicea , un yacht de luxe de 76 m construit en 1999 , et estimé à 70 millions d’euros.

Le yacht est totalement rénové, modernisé, remotorisé, repeint et réaménagé en palace flottant, avec allongement de la poupe de 5 m pour créer une plage-terrasse. Il est ensuite rebaptisé Reborn puis reprend la mer sous le pavillon de l’ île de Man , paradis fiscal bien connu.

Ce yacht de cinq ponts dispose désormais de toutes les commodités imaginables. La piscine sur le pont supérieur est à elle seule le parfait reflet de l’excentricité des lieux puisque, grâce au système " water jetstream ", on peut y créer un courant artificiel ou nager à contre-courant. Une fois à l’intérieur, un gigantesque salon, surmonté d’un atrium et vitré sur le pourtour, diffuse une lumière tamisée qui permettra à l’ancien président de l’Olympique de Marseille de savourer encore plus la sentence arbitrale rendue en 2008. Bien entendu, les autres pièces, dont une salle de cinéma, dégagent le même luxe.

Ces travaux et équipements ont coûté la bagatelle de 7.800.000 euros HT. Le Reborn est proposé à la location pour 800.000 euros TTC la semaine, équipage de 15 marins, hôtesses, femmes de chambre, cuisinier compris.

En 2012, Bernard Tapie a acquis pour 47 millions d’euros (auxquels il faut rajouter 2.900.000 euros de frais de notaire) l’une des plus belles villas de Saint-Tropez.

Cette villa de 800 m², qui se trouve sur les hauteurs du célèbre village provençal, appartient à Catherine Schneider, l’une des héritières de l’empire industriel Schneider. Elle est l’une des ex-épouses de Roger Vadim. Richissime, Catherine Schneider possède, avec son fils Plemiannikov Moïse Vadim et sa sœur, d’impressionnantes superficies et maisons dans le village et dans ses environs. C’est donc l’une de ces maisons, sans doute l’une des plus belles du village, que Bernard Tapie a acquis.

Il l’a fait rénover et y a installé des équipements modernes pour un montant total de 3.600.000 euros.

Enfin en 2012, Bernard Tapie a fait son grand retour dans les affaires en devenant le nouveau patron des titres de presse anciennement détenus par le Groupe Hersant Médias, parmi lesquels La Provence, Nice Matin et le quotidien régional le plus rentable de France, Corse Matin, pour 51.000.000 euros, dont la moitié a été prise en charge par la famille Hersant. Une belle affaire, puisque les créances détenues par les banques s’élevaient à 215.000.000 euros. Plutôt que de prendre le risque de tout perdre, elles ont donc préféré s’asseoir sur 165.000.000 d’euros de créances !

Ainsi en 4 ans, Bernard Tapie aura dépensé la somme totale de 191.580.000, lui laissant la monnaie à hauteur de 23.841.000 euros pour régler ses frais personnel et ses faux-frais !

On pourrait croire qu’avec un tel patrimoine immobilier, si d’aventure Tapie se trouvait condamné à restituer la somme de 216 millions d’euros perçue en 2008, l’Etat français (et les Ducon-tribuables) aurait suffisamment de garanties.

Mais notre Nanard national est tout sauf un imbécile et peut dormir sereinement sur ses deux oreilles comme il l’a indiqué hier aux journalistes.

Il est en effet insolvable en France où il ne possède… quasiment plus rien !

Explications :

L’opération s’est effectuée en plusieurs étapes.

Un chèque de 45.000.000 indemnisant son préjudice moral lui a été versé. S’agissant de dommages et intérêts, aucun impôt n’a été exigé. Ce chèque a aussitôt été encaissé en Belgique.

Le second chèque de 170.421.000 euros est versé au début de l’année 2009 au profit de la société « Groupe Bernard Tapie », que Tapie détient à plus de 99%. Le 14 octobre 2010, Tapie a créé la société de droit belge « GBT Holding », dotée d’un modeste capital de 20.000 euros et dont il détient 100% du capital.

Le 17 décembre 2010, Bernard Tapie a procédé à une augmentation de capital par apport de ses 60.999 parts dans la société « Groupe Bernard Tapie », société en nom collectif de droit français, la dernière part restant propriété de son épouse, Dominique. > > De la sorte Groupe Bernard Tapie est passé sous pavillon belge, dans un royaume ignorant l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), tout comme la taxation sur les plus-values issues de la vente de titres de sociétés. > > Des mouvements de fonds ont ensuite eu lieu à destination de Monaco, du Luxembourg, de Malte, et d’une société chypriote, toutes filiales d’une société basée à Jersey, « Superior Ventures Limited », qui avait déjà servi dans les années 90 à dissimuler des sommes d’argent à l’expert-comptable chargé de liquider ses dettes. > > Elle-même filiale d’une société établie en Malaisie (dont l’avocat est d’ailleurs le prétendu acquéreur des tableaux de Claude Guéant payés 500.000 euros pour une évaluation de 120.000 euros) et détenue pour moitié par Bernard Tapie et pour moitié par André Guelfi, homme d’affaires notamment condamné dans le cadre de l’affaire Elf pour abus de biens sociaux, Superior Ventures Limited encaissait notamment les revenus liés à ses prestations musicales (120.000 euros de droits d’auteur pour avoir chanté « C’est beau la vie » sur un album de Doc Gyneco) et publicitaires (250.000 euros de cachet pour la campagne des magasins Connexion). > > Grâce à Superior Ventures Limited, Bernard Tapie a également perçu 12.000 euros par mois de salaire entre 1997 et 2000. interrogé par le journal > > Naturellement cette société n’est jamais entrée dans le périmètre de liquidation des dettes de Bernard Tapie et a continué ses bons offices, notamment pour encaisser ses cachets d’acteur de télévision ( Commissaire Valence ) ou de théâtre ou de film (Lelouch : Homme Femme mode d’emploi , Who is Bernard Tapie ? ou de Philippe Faucon Dans la vie ), non fiscalisés en France ! > > Enfin, le meilleur pour la fin, grâce à d’excellents avocats fiscalistes des places de Paris, Bruxelles et Genève : > > Après avoir acquis son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine et sa villa de Saint-Tropez via 2 SCI détenues par des sociétés luxembourgeoises et suisses dont il était le quasi associé unique, Tapie a procédé à une donation des parts de ces holdings à une fondation privée de droit belge appelée à s’éteindre en 2028. Pendant cette période, Tapie bénéficie d’un droit d’usage sur les biens transmis et en touche les éventuels revenus qu’il doit uniquement affecter à l’entretien desdits biens mais ne peut plus disposer des parts transférées. > > Les fondations privées belges sont fiscalement très favorables puisqu’elle elles permettent d’utiliser les biens transmis dont on n’est plus propriétaire, d’en toucher les revenus pour entretenir les biens que l’on pourra donner à ses enfants, moyennant une taxation de 3% ! Exit les immeubles ! > > Parallèlement, Tapie a fait enregistrer son Yacht de 40 millions à l’Ile de Man, paradis fiscal dépendant du Royaume-Uni au nom d’une stiftung (fondation) dont le siège est au Liechtenstein, qui s’est servie des 45 millions de dommages et intérêts octroyés à Tapie et dont il avait fait donation à cet organisme. Les bénéficiaires épisodiques des actifs de cette fondation sont les membres de… la famille Tapie, la fondation ayant vocation à promouvoir… des « activités sportives et culturelles à destination de jeunes défavorisés », activités financées par la location dudit yacht ! Exit le yacht ! > > Précisons que ces fondations ne payent aucun impôt sur quoi que ce soit ni les bénéficiaires désignés et que de ridicules droits de succession sont dus en cas de transmission des actifs apportés par le constituant avant ou lors du décès de celui-ci ou à la dissolution de la fondation. > > > > Tapie est un escroc institutionnel, compulsif, une ordure qui se moque depuis plus de 30 ans de ses amitiés, de l’Etat et des français et de ceux qui lui ont rendu service, en vivant aujourd’hui comme un nabab sans être propriétaire de rien ni payer aucun impôt, le tout, avec l’argent que nous, contribuables, lui avons versé en 2088 !!!!!! Voilà finalement où sont passés les 216 millions d’euros qui ont été pris, sur ordre de Nicolas Sarkozy et de Christine Lagarde, via l’intermédiaire de Guéant (récompensé de 500.000 euros pour des croûtes flamandes payées 5 fois leur valeur par l’avocat d’une des sociétés de Tapie) !

Oui Bernard Tapie peut être aujourd’hui « serein » : il ne rendra jamais les 216 millions perçus frauduleusement car il est insolvable et à son décès, tout son patrimoine, dont il jouira de son vivant, passera à ses héritiers (ses enfants Laurent et Sophie) sans aucun droit de succession ni aucun risque de saisie, en raison du décès de l’auteur des délits et de l’extinction immédiate des poursuites.